Les inquiétudes

Texte de la quatrième de couverture : 

Dans un quartier de l’Est montréalais, un jeune garçon disparaît sans laisser de traces. Les réactions sont diverses dans le voisinage : consternation, bref élan de sympathie, indifférence. Sur le quadrilatère plane désormais une rumeur d’année noire.

Les inquiétudes, premier tome du roman L’année noire, suit une vingtaine de personnages pendant une période de six mois. Ex-joueur de hockey accro aux antidouleurs, secrétaire juridique dépressive, poète masochiste, lectrice de nouvelles en plein divorce, itinérant de longue date, plongeur pyromane, prostituée d’âge mûr, serial lover, expatriée malchanceuse, suicidé raté, chacun verra sa vie irrémédiablement bouleversée au terme de ce parcours.

Véritable microcosme de la société québécoise contemporaine, L’année noire est le plus ambitieux projet romanesque de Jean-Simon DesRochers depuis La canicule des pauvres. On y retrouve le même foisonnement de personnages, porté par une narration qui se colle aux corps. L’auteur déploie son univers réaliste dans un cinéma de l’indémontrable, sans pitié ni morale.

Éditions Les Herbes rouges. 2017, 600 p.

 

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Extraits du dossier de presse : 

Brique après brique, d’un roman à l’autre, multipliant les échos, Jean-Simon DesRochers met en place une oeuvre à l’architecture implacable, dotée d’étonnantes ramifications. [...] Écriture cérébrale, phrases cliniques et visuelles, sujets bien documentés, rebondissements à la clé : avec ce thriller d’un drôle de genre, Jean-Simon DesRochers continue de fasciner par sa maîtrise et sa puissance d’invention.

Christian Desmeules, Le Devoir (Lire l'article)

 

[...] un roman multiforme, parfois noir, parfois chronique de la vie de quartier ordinaire, mais toujours captivant, écrit avec une prose enviable qu’on ne peut que dévorer. 

Jean-Philippe Guy, revue.leslibraires.ca (Lire l'article)

 

À lire si vous vous ennuyiez de la plume de ce fascinant auteur et si vous vous sentez assez solide, moralement parlant. Si ce n’est pas le cas, gardez-le pour plus tard, parce que ça vaut la peine de (re)plonger dans l’univers de DesRochers. Et une fois lu, laissez décanter. C’est nécessaire.

Myriam Daguzan Bernier, L'as-tu lu? (Lire l'article)

 

J’ai essayé de le lire doucement. Me forcer à ne lire qu’un chapitre par jour. Rien à faire. J’étais incapable d’arrêter de le dévorer.

Alexandra Truchot, Le fil rouge (Lire l'article)

 

Nous retrouvons dans Les inquiétudes la posture hyperréaliste et crue de DesRochers, qui soutient une forme «d'élégance» en déléguant au lecteur son propre jugement moral sur ce qu'il lit - et c'est parfois difficile à supporter, ce que l'écrivain propose. [...] «Je joue sur une accélération du malheur, et pour moi, c'est le livre le plus émotivement difficile que j'ai écrit.»

Chantal Guy, La Presse (Lire l'entrevue)

 

Rien n’épargne le lecteur dans ce roman qui expose laideur et abjection humaines. Certains passages difficiles à soutenir nous pétrifient ou nous tiraillent entre le déni et la révolte. L’intention n’est pourtant pas d’user de provocation mais de choisir la lucidité. Mis devant nos deuils inconsolables, nous pouvons en saisir l’ampleur, consentir à la chute, et finir, après la fatigue, après l’insoupçonnée souffrance, par puiser en nous des beautés nouvelles.

Isabelle Beaulieu, Lettres Québécoises

 

Plus on avance, plus on voit la toile que tisse – avec un talent fou – Jean-Simon DesRochers, habitué du roman choral. Petit à petit, les ­personnages ­entreront en ­interaction: Lucie, qui est médecin, soigne Marc, le ­locataire des parents de Xavier; Anh leur livre des repas que le resto fournit en guise de solidarité; Alexandre, le père de Xavier, ­trouvera oreille attentive et plus encore auprès de Monique, qui occupe un appartement au-dessus de chez Pauline, elle-même ­directrice de la résidence ­d’Aimée, qui y a rencontré Félicien, et où Marc sera ­finalement embauché... Tout se tient, tout s’enchaîne.

Josée Boileau, Le Journal de Montréal (Lire l'article)