Les inquiétudes, L'année noire - 1

Texte de la quatrième de couverture : 

Parti faire un tour de vélo dans son quartier de l’Est montréalais, Xavier, huit ans, n’est pas rentré souper. Même si la relation de ses parents bat de l’aile, l’hypothèse de la fugue est rapidement écartée. Pour Diane et Alexandre commence une année noire. 

Les  mois  passent  et  les pistes  se multiplient. Alexandre a installé un «centre de recherche» dans son bureau, profitant de l’aide de voisins  transformés  en  bénévoles  pour  l’occasion. Alors qu’il parcourt le Québec à la poursuite d’indices, Achille, son beau-frère, ex-enquêteur à la morale vacillante, suit la piste des réseaux de pédophiles sur Internet. Est-ce dans ces vidéos horripilantes qu’il retrouvera la trace de Xavier? D’un chapitre à l’autre, comme si la noirceur  s’étendait jusqu’à eux, c’est la vie des habitants de tout un quartier qu’on suit.  

Les inquiétudes forment le premier tome du roman L’année noire, le plus ambitieux projet romanesque de Jean-Simon DesRochers depuis La canicule des pauvres. Toujours fasciné par la solitude de ses personnages et par les artifices qui la camouflent, l’auteur prouve ici, une fois de plus, qu’il ne craint pas de plonger dans la part obscure de l’être humain.  

Pendant six mois, Les inquiétudes suivent la vie d’une vingtaine de personnages habitant le même quadrilatère. Fidèle à sa narration précise qui se colle aux corps, à ses dialogues vifs et sincères, Jean-Simon DesRochers nous immerge dans une histoire où personne ne sera épargné. 

Éditions Les Herbes rouges. 2017, 600 p.

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Extraits du dossier de presse : 

Brique après brique, d’un roman à l’autre, multipliant les échos, Jean-Simon DesRochers met en place une oeuvre à l’architecture implacable, dotée d’étonnantes ramifications. [...] Écriture cérébrale, phrases cliniques et visuelles, sujets bien documentés, rebondissements à la clé : avec ce thriller d’un drôle de genre, Jean-Simon DesRochers continue de fasciner par sa maîtrise et sa puissance d’invention.

Christian Desmeules, Le Devoir (Lire l'article)

 

[...] un roman multiforme, parfois noir, parfois chronique de la vie de quartier ordinaire, mais toujours captivant, écrit avec une prose enviable qu’on ne peut que dévorer. 

Jean-Philippe Guy, revue.leslibraires.ca (Lire l'article)

 

À lire si vous vous ennuyiez de la plume de ce fascinant auteur et si vous vous sentez assez solide, moralement parlant. Si ce n’est pas le cas, gardez-le pour plus tard, parce que ça vaut la peine de (re)plonger dans l’univers de DesRochers. Et une fois lu, laissez décanter. C’est nécessaire.

Myriam Daguzan Bernier, L'as-tu lu? (Lire l'article)

 

J’ai essayé de le lire doucement. Me forcer à ne lire qu’un chapitre par jour. Rien à faire. J’étais incapable d’arrêter de le dévorer.

Alexandra Truchot, Le fil rouge (Lire l'article)

 

Nous retrouvons dans Les inquiétudes la posture hyperréaliste et crue de DesRochers, qui soutient une forme «d'élégance» en déléguant au lecteur son propre jugement moral sur ce qu'il lit - et c'est parfois difficile à supporter, ce que l'écrivain propose. [...] «Je joue sur une accélération du malheur, et pour moi, c'est le livre le plus émotivement difficile que j'ai écrit.»

Chantal Guy, La Presse (Lire l'entrevue)

 

Rien n’épargne le lecteur dans ce roman qui expose laideur et abjection humaines. Certains passages difficiles à soutenir nous pétrifient ou nous tiraillent entre le déni et la révolte. L’intention n’est pourtant pas d’user de provocation mais de choisir la lucidité. Mis devant nos deuils inconsolables, nous pouvons en saisir l’ampleur, consentir à la chute, et finir, après la fatigue, après l’insoupçonnée souffrance, par puiser en nous des beautés nouvelles.

Isabelle Beaulieu, Lettres Québécoises

 

Plus on avance, plus on voit la toile que tisse – avec un talent fou – Jean-Simon DesRochers, habitué du roman choral. Petit à petit, les ­personnages ­entreront en ­interaction: Lucie, qui est médecin, soigne Marc, le ­locataire des parents de Xavier; Anh leur livre des repas que le resto fournit en guise de solidarité; Alexandre, le père de Xavier, ­trouvera oreille attentive et plus encore auprès de Monique, qui occupe un appartement au-dessus de chez Pauline, elle-même ­directrice de la résidence ­d’Aimée, qui y a rencontré Félicien, et où Marc sera ­finalement embauché... Tout se tient, tout s’enchaîne.

Josée Boileau, Le Journal de Montréal (Lire l'article)